Découvertes de l’été.

 - by Clem

EDIT/ Désolée pour l’interlude de site qui ne marche pas/site retransféré sur mon ancien blog. Si tu n’as rien compris, sache que moi non plus.

Découverte n°1 : se faire mal l’été, c’est quatre fois plus chiant que l’hiver.

Parce que tu as la marque du pansement en bronzage.

Parce que tu ne peux pas te baigner. Bonne idée, tiens, d’avoir mis du sel dans l’eau de mer. Pourquoi pas du citron tant qu’à faire ?

Parce que tu ne peux pas suivre tout le monde dans les activités trop cool.

Parce qu’avec l’humidité de ta transpiration, tes poils poussent quatre fois plus vite sous ton plâtre, tu te retrouves avec des cheveux sur la jambes et une odeur de jambe digne de l’odeur corporel de ton prof du collège qui sentait le cadavre retrouvé dans les toilettes d’une ère d’autoroute. Oui, va savoir pourquoi, on a tous eu un prof au collège qui sent la mort.

Cacedédi à Alice, pour le plâtre, pas pour l’odeur de cadavre, hein.

Déjà que se faire un bobo c’est toujours pénible (sauf pour mettre les pansements mignons tellement mignons qu’on voudrait les mettre quand on les achète même si on n’a rien), mais au moins ça nous fait un truc à raconter.

ATTENTION/ERREUR : raconter un bobo fera toujours chier royalement ton interlocuteur. Parce que plus ça te fais mal et plus ça t’obsède et plus c’est chiant.

Si tu veux être sympa avec le monde qui t’entoure, arrête de raconter :

1.       Ton ongle cassé

2.       Ton cuticule arraché

3.       Ta minicoupure dans la bouche qui te piiiique très très beaucoup

4.       Ton bleu de lendemain de soirée qui fait un mal de chien, si si, regarde, c’est là, t’as vu, il est énorme hein ?

Et pourtant c’est plus fort que nous. Plus c’est petit et plus il faut qu’on le raconte. Et qu’on justifie.

J’te jure ça fait hyper mal

Attends et encore là ça se voit presque plus

Bon là ça saigne plus mais j’t’assure c’était impressionnant

Vous l’aurez compris, je me suis fait un bobo (mignon de dire ça) au pied. OKAY ça se voit pas, MAIS ça fait HYPER mal j’te jure. Je me suis transpercé l’orteil avec un bout de verre (c’est ma phrase d’accorche, ça fait toujours son petit effet) et même que ça a PISSE le sang comme dans les mauvais film d’horreur. Euh là, on ne voit plus rien, mais j’ai toujours hyper mal hein.

Vous voyez, c’est plus fort que moi.

En général les gens le mettent en statut Facebook quand ils sont malade, je pense que je tiens une théorie sociale incroyable sur le besoin de partager sa douleur (alors que tout le monde s’en fout de Clémentine S. is grosse gastro. Enfin, je pense)

Découverte n°2 : draguer c’est facile. (je n’ai pas dit que les découvertes avaient un lien quelconque)

Je me suis toujours dit que je n’oserai JAMAIS aborder quelqu’un dans la rue parce que je le trouve cute. Ca n’arrive que dans les films le « ça vous dit un café ? – bah ouais tiens allons-y et parlons de tu-t-appelles-comment et t-as-combien-de-frères-et-sœurs pendant une heure en se regardant dans le blanc des yeux ».

Mais l’été c’est vachement-hyper-plus-facile.

Bon je n’ai abordé personne et je ne me suis fait draguer par personne (dis le si j’suis moche), mais les faits sont là quand même, alors j’me suis dit « tiens, je vais dire ça à mes lecteurs mâle en rut, ils seront contents et reconnaissants ».

Je me suis faite abordée par deux mecs moches, comme par hasard fort sympathiques cette semaine, et j’me suis dit que c’était une super technique d’approche si jamais tu veux entamer une conversation avec quelqu’un (Ce qui n’était pas le cas, mais bon quand même).

Chez mes deux mecs fort sympathiques, il y avait dont :

-          Le fort.

Qui m’a proposé de porter ma valise parce que le métro parisien c’est vraiment de la merde et une charmante demoiselle qui boite en montant sa valise dans les huitièmes escaliers du changement RER-ligne 1 de la Défense (le changement le plus long du monde, ndlr pour les non parisiens) sous 40 degrés à l’ombre, ressenti 60° dans le métro, et bah ça fait de la peine à tout le monde.

Le temps de suivre en faisant l’éclopée, de raconter qu’on s’est fait TRANSPERCER le pied par un bout de verre, et oui, tout de même, c’est pas rien, même si ça se voit pas, de remercier infiniement et de jazer sur la canicule et le réchauffement climatique parce que y’a plus de saison et c’est la crise, hop, voilà, on peut dire qu’on se connait maintenant et on peut aller prendre un café pour parler des âges de nos frères et sœurs.

-          Le sympathique.

Le genre intello à lunette qui est beau et qui ne le sait pas. Le genre qu’on voudrait suivre en bibliothèque en tenant nos livres dans les bras comme si on allait à la fac aux USA. Le genre qui fait une thèse dont on ne comprend pas le sujet.

Bref, admettons qu’il se mette à pleuvoir des cordes pendant dix minutes, pile au moment où tu sors de chez toi en chemise blanche qui devient transparente si elle est mouillée, en maquillage non waterplouf, et en sandale à talons non imperméabilisée (malgré ton orteil atrophié, mais quelle femme glamour tu es). Ca fait beaucoup d’éléments pour que ce soit probable, mais ne te méprend pas, c’est la cinquième fois que ça m’arrive depuis le début du mois.

Tu cours tant bien que mal jusqu’à ta bouche de métro. Bel-intello cours à coté de toi. Sourire complice (la pluie, ça rapproche, une autre théorie à développer). Sourire gêné de ton coté, amuse toi à courir en talons sous la pluie et on en reparle.

Te voilà dans le métro, assise en face de lui. Re-sourire complice. Il a plein d’eau sur ses lunettes, pauvre bichon. Et là… Il te demande un mouchoir.

Sacré approche, me direz-vous.

N’empêche. Après avoir eu la peur de ma vie qu’il se mette à se moucher dégueulassement en me faisant un clin d’œil (et après les 5 minutes nécessaire pour trouver un objet dans mon sac), je lui tends mon plus beau paquet de mouchoirs et il essuie ses lunettes pleines de gouttes. Il les remet et on enchaîne sur la pluie et le beau temps, le réchauffement climatique, y’a plus de saison et c’est la crise. Puis il sort à la même station, quel heureux hasard, et me propose un café.

En vrai, je lui ai donné mon mouchoir, on s’est souris et on s’est jamais reparlé (rien à voir avec le fait qu’il découvrait mon visage parce que ses lunettes étaient enfin propre, CONNASSE).

Voilà, si vous voulez tentez une approche de mec pas lourd du tout, vous pouvez toujours tester.

That’s all.

For the moment.

Leave a comment