Permis d econduire

 - by Clem

Il y a deux choses qui sont cools quand tu as ton permis.

Primo, tu peux donner ton permis quand on demande si tu as 18 ans, soit la moitié de ton âge et ça leur cloue le bec pour de bon.

Secondo, on ne te demande plus quand est-ce que tu vas enfin avoir ton permis.

 

Pour le reste, je ne vais pas vous cacher que depuis trois mois que je l’ai, je suis un peu déçue.

 

- Il parait qu’en conduisant, tu n’as plus mal au coeur.

> Faux

 

- Il parait qu’en conduisant, le temps passe plus vite.

> Archi Faux

 

-Il parait que tu gagnes du temps.

> La personne qui pense cela n’habite définitivement pas à Paris

 

- Il parait que celui qui conduit, c’est celui qui ne boit pas.

> En fait c’est celui qui ne boit pas, qui conduit. Nuance. Autant vous dire que si vos potes sont bourrés, vous devez conduire.

 

- Il parait que c’est interdit de manger, fumer, téléphoner et boire au volant.

> Personnellement je ne vois même pas comment cela est possible. Tout comme discuter ou mettre de la musique (ou ses essuie-glace), d’ailleurs.

 

- Il parait que c’est une fois que tu as ton permis que tu apprends vraiment à conduire.

> C’est surtout une fois qu’il n’y a plus un professeur agréé qui a le contrôle de tes pédales que tu ne sais plus conduire.

 

- Il parait que tu finis par connaître ta voiture et réussir à faire un créneau.

> C’est faux.

 

- Il paraît que c’est mieux pour faire les courses.

> C’est peut-être vrai quand tu n’habites pas au dessus d’un carrefour market

 

- Il parait que c’est mieux d’être plusieurs conducteurs pour se relayer.

> C’est encore mieux d’être à l’arrière et de jouer à CandyCrush.

 

- Il paraît que les gens qui conduisent détestent les gens qui n’ont pas leur permis et qui ne peuvent pas les aider pour une longue route ou qu’on doit raccompagner chez eux.

> C’est pire avec les gens qui ont leur permis mais qui ont peur de conduire.

 

Au début, tu t’en sors en plaidant le Oh Zut j’ai oublié mon A, je ne veux pas conduire sans, ou le “je veux bien conduire mais bon, je suis limité à 110, quoi”. En dernier recourt tu as toujours le “Tu es sûr que ta voiture est assurée pour les jeunes conducteurs ???”, mais les gens te jugent et te méprisent quand même.

On te demande de t’accompagner à droite ou à gauche, chose que tu ne peux pas refuser après 26 ans de non-permis, mais tu ne peux simplement et physiquement pas le faire, sauf si c’est pour aller au bout de la rue et qu’il y a un terrain vague pour se garer, qu’il fait beau, jour et que tu n’as pas bu d’alcool depuis au moins 4 jours (des paramètres difficiles à réunir, vous en convenez). Le pire c’est quand tu as une voiture à disposition chez toi et que les gens le savent.

 

Amis piétons et usagers de la RATP, un conseil, un seul. Ne passez jamais votre permis. Parole de quelqu’un qui a eu 31/31 a son examen (pas trop de rapport, mais j’aime bien m’en vanter quand même).

 

Un nouvel homme dans mon lit.

 - by Clem

Aujourd’hui nous allons parler polygamie.

Une fois n’est pas coutume, j’ai un nouvel homme dans mon lit.

Mais petite nouveauté, il a plusieurs femmes dans sa vie. Je sais que quand je m’endors en l’écoutant me raconter des histoires toutes plus belles les unes que les autres, d’autres femmes pensent à lui, d’autres femme le retrouvent aussi en rêve. Mais je n’y pense pas. L’espace d’une petite heure j’ai l’impression de ne l’avoir que pour moi, et c’est tout ce qui compte.

Il s’appelle Franck.

Certaines de mes amies sont aussi amoureuses de lui, mais entre nous point de jalousie, on aime à parler de lui, échanger et se raconter nos histoires comme s’il nous appartenait. Il a chez nous une capacité à nous apaiser, il nous permet de nous évader et nous rend plus riches.

Quand mon mec est parti un an à l’étranger, c’est un peu lui qui m’a sauvée. J’ai passé la plupart de mes nuits avec lui, il habitait mon oreiller de droite, et je dormais sereinement.

Quand mes amies se sont retrouvées célibataires, insomniaques et qu’elles se sont senties trop seules d’un coup, à ne pas avoir envie d’aller se coucher, à ne pas vouloir retrouver leur lit conjugal, je leur ai prêté Franck. Elles l’ont toutes adoptés.

Quand le chômage et l’insécurité a causé bien trop de nuits blanches à certains, je leur ai prêté Franck.

Quand j’ai passé un mois coupée du monde en attendant qu’on m’installe internet et la TV, j’avais Franck sur mon téléphone, qui m’apportait toujours le sourire.

Quand ma copine qui se lève à 4H du matin pour aller bosser sur les routes de France  finit enfin son boulot, à 13H pétante, elle retrouve Franck, comme chaque jour.

Aujourd’hui je suis fière d’en avoir fait des adeptes, parce que cet homme a changé ma vie. Cet homme a tué les insomnies qui rôdaient dans mon entourage, cet homme accompagne la solitude, je l’ai même présenté à ma mère qui l’a adoré et avec qui nous avons partagé nos pauses déjeuner.

Quand on m’a parlé de lui, au début, j’étais sceptique. La radio, moi, ce n’est pas trop mon truc. J’ai attendu une nuit où je me tournais et me retournais dans mon lit sans trouver le sommeil pour me décider à l’écouter en podcast.

Son premier Franck Ferrand, c’est un peu comme un premier baiser. On s’en souvient toute sa vie. Moi c’était “les grandes évasions”. Où  Franck raconte en une dizaine de minutes comment le Baron de Trenck fou amoureux s’est évadé à plusieurs reprises de ses prisons pour retrouver sa princesse.

S’en était fini de moi. Chaque soir, j’écoutais en me couchant un récit de Franck Ferrand, en podcast d’Europe 1 de son émission Au Coeur De L’Histoire. Sa voix, ses intonations, sa façon captivante de raconter les plus belles histoires de France et de Navarre via des anecdotes incroyables que seul lui sait raconter; ses tics de langages, son français parfait qui nous rappelle certains temps de conjugaisons oubliés, sa façon de dire “c’est assez zéxtraordinaire” et de ne pas oublier une seule liaison et qui fait de sa voix comme une mélodie.

Et au milieu du récit, une petite musique, toujours en rapport avec le thème du jour, qui nous plonge encore plus au cœur de l’histoire.

Le problème du récit, c’est que c’est trop palpitant pour s’endormir. Alors je me suis mise à écouter l’intégrale de l’émission. Elle commence par une introduction digne des plus grands et beaux discours, puis des invités passionnants apportent leur science et vient enfin le récit. Je ne pourrais dire ce qu’il se passe après le Récit, je réalise que je m’endors systématiquement à la fin du récit, contente d’avoir eu la chute d’une histoire tout à fait téxtraordinaire et m’en allant rêver des plus belles pierres précieuses, de l’assassinat de Kennedy, des amoures de Molière ou d’une grande plaidoirie.

Je sais bien que ce n’est pas trop mon genre de glorifier une émission de radio et vous bassiner avec ça, mais vous n’imaginez pas le nombre de nuits et de personnes de mon entourage qu’elle a sauvées, on peut même l’écouter à l’étranger, en podcast, en streaming sur l’appli Europe 1 ou même sur youtube.

Quand on connaît Franck, on ne connaît plus la solitude, et surtout, on devient vachement plus fort au Trivial Poursuit.

 

Attention, l’essayer c’est l’adopter, mais je suis prêteuse :

http://www.youtube.com/watch?v=sDaB86bXFiM

 

Franck, Julia, si vous me lisez, du fond du cœur: MERCI !

Des ponts et des hommes.

 - by Clem

J’adore les WE entres potes, parce qu’à chaque fois ça te remémore comment sont vraiment les hommes. Et je vous parle des Grands Hommes (de la place éponyme), pas des petits adolescents. Maintenant, on a des rides, de la cellulite et des courbatures quand on fait du vélo, il ne faut pas se voiler la face (sauf si c’est ta religion, ce que je respecte), et accepter qu’on est désormais des adultes.

 

Alors je me plais à observer le comportement de l’homme adulte en vacances, et je me dis qu’il n’a pas tant évolué que ça depuis cette douce période qu’était l’adolescence.

 

Je suis pour l’égalité des sexes, mais pour certaines choses, on est quand même loin d’être les mêmes. Et les vacances entre potes sont toujours là pour te le rappeler.

Parce que tes copains mecs sont comme toi enfant au supermarché avec ta mère. Ils ne regardent pas les prix, ne planifient rien, sont nuls en estimation de quantité et veulent acheter tous les jouets et toutes les friandises. Ce qu’ils font, d’ailleurs.

 

Parce que tes copains mecs dans une station service sont comme toi quand tu avais 14 ans chez H&M. Ils aiment bien voler des trucs.

 

Parce que tes potes sont comme toi avec l’Iliade et l’Odyssée en sixième: de mémoire d’amitiés, ils lisent le même livre à chaque vacance et ce depuis 4 ans. Mais c’est un super livre, franchement, on te le recommande.

 

Parce que tes copains sont comme toi qui allais bachoter avec tes 5 meilleures copines à 3 semaines du bac: ils prennent des affaires pour bosser et n’y touchent pas du WE.

 

Parce que dans la chambre de deux mecs qui dorment ensemble, ça sent la même odeur qu’à la fin d’une soirée open-bar. Même nombre de décibels aussi.

 

Parce qu’avec eux, tu as l’impression d’être tes parents avec toi pendant toute ta vie. “On a dit pas de portable à table Clémentine, et il fait beau, éteint moi cette télé et va prendre l’air, Clémentine.” (un prénom en entier est rarement de bonne augure)

 

Parce que  ou sinon on n’a qu’à faire des pâtes ?

 

Parce que trop cool aujourd’hui on s’est levé tôt ! Pile à temps pour l’apéro !

 

Mais on les aime, parce qu’ils nous rappellent qu’on est encore jeune, et que parfois, ça a quand même du bon de vieillir, se lever tôt, dormir dans un lit salubre, manger 5 fruits et légumes par semaine, profiter du soleil mais en protégeant bien sa peau et ses seins. Et ça n’empêche pas de faire 4 heures de Ptit Bac aller et 4 heures de portrait chinois au retour pour autant.

 

Bon WE prolongés, et autre mariage pluvieux à toutes et à tous.

 

Quand on n’a que l’Amour

 - by Clem

C’est toujours fun quand tu te remémores ta vie d’avant.

Celle où tu insérais un CD pour avoir internet et où tu avais le temps de prendre un bain en attendant que ton MSN se charge. Ce moment on tu te faisais attraper parce que Papa attend un coup de fil très important et tu bloques la ligne depuis 1 heures.

On s’envoyait des cartes postales entre copines tous les étés pour se raconter qu’il faisait beau et qu’on mangeait des bonbons. On répétait notre texte pour quand on appelait sur le fixe d’une amie ou de notre potentiel amoureux, parce que c’est quand même hyper stressant de tomber sur les parents (ok, ça m’arrive encore quand j’ai des appels tout aussi importants). Aller chercher le courrier était encore une joie.

Puis il y a eu le téléphone portable. J’ai accédé au graal en même temps que j’ai eu mon brevet parce que je n’avais pas dépassé ma carte prépayée de 45€ en un an et donc j’étais prête à être responsable et à ne pas faire de hors forfait à tout va. Si seulement mes parents savaient combien de fois j’ai rechargé cette carte prépayée.

J’avais un téléphone à clapet ET antenne. Je l’avais même appelé Brad. En référence à un mec que je kiffait grave à l’époque, tu dois pas connaître. Il y a eu le jeu de biper tes potes sans te faire avoir pour ne pas payer une minute de téléphone. Il y a eu les forfaits gratuits avec une pub toutes les 30 secondes. Les textos où l’on compte ses caractères, pour ne pas faire deux textos. Les heures entières passées à choisir quel texto de quelle BFFE on va pouvoir effacer pour faire de la place dans notre boite de réception de dix messages.

Puis quand j’étais en troisième année d’école de commerce, il y a eu Facebook.

Oui, j’ai eu un blog avant d’avoir Facebook, je suis that vieille. J’ai même eu un skyblog.

Je rigole, je suis vieille; pas ridicule, non mais oh.

Il y eu Facebook où on passait nos heures à essayer d’avoir le plus de nicknames possible, parce que c’était trop in d’avoir des nicknames dans ta Nicknames Box. On précisait même à chaque ajout d’ami comment on se connaissait, les vacances passées ensemble, etc.

Puis la folie des BBM, des tweets, et autres whatsapp…

 

Que tout cela est bien superficiel.

 

Vous ne vous demandez pas, parfois, ce que cela fait de revenir en arrière ? A la belle époque où on PRO-FI-TAIT de la vie et des oiseaux qui chantent en plus de 160 caractères ?

 

Ne vous demandez plus, je l’ai fait pour vous.

Si, si.

Parce que quand tu déménages dans un fucking appartement où tu ne captes pas le réseau téléphonique, où la seule 3G que tu as c’est ta pilule contraceptive, ce qui n’a pas vraiment l’air d’être de bonne augure pour ton embolie pulmonaire, chose que tu ignores encore, puisque depuis UN MOIS, mesdames messieurs, je n’ai toujours pas de box, comprendre pas les infos, pas internet, pas de téléphone fixe, pas TopChef.

Et quand une légère erreur de transfert de courrier se mêle à cela, tu expérimentes alors plusieurs choses toutes aussi horribles qu’impensables dans un pays développé en 2013 (Surtout quand tu bosses de chez toi, que tes livres, tes baskets, tes vernis et autres puzzles sont encore dans des cartons, que tu n’arrives pas à mettre la main dessus et que tu as pour unique divertissement les dix saisons de Friends sur ton ordi).

1. Le spider solitaire, c’est adictif

2. C’est vraiment cher pour ce que c’est un IPhone, quand tu n’as ni réseau ni 3G ni Wifi

3. On se couche beaucoup plus tôt, quand on n’est pas connecté.

4. C’est fou ce qu’on mange quand on n’a rien à faire.

5. Julien a été éliminé ??

6. Ross a mon âge actuel dans la première saison, ALORS QUE C EST LE PLUS AGE DE LA BANDE.

7. Lire tranquillement un livre l’après-midi sur son canapé, en vrai, ça n’existe pas.

8. La fibre optique, c’est vachement mieux que ce que vous avez, vous les gens du moyen âge, et on me l’installe dans 3 jours ! Parait-il que ça valait le coup d’attendre.

Pas si sûr.

 

A dans trois jours, ça va swinger sur la twitosphère ! Laissez moi juste le temps de rattraper mon retard dans Top Chef et La belle et ses Princes 2 mon boulot.

 

Les gens qui reviennent du ski.

 - by Clem

On les reconnait à leur Cover Picture qui représente un panorama des 3 Vallées et à un statut récent qui se veut original et détaché: “Trop dur la vie” et autres “Comme un lundi” agrémentés d’une photo des pistes.

On les gratifie alors de “qu’est-ce que tu as bonne mine” (= tu as une marque de masque et le cou tout blanc mais ça te va très bien).

S’en suit alors l’incontournable des gens qui reviennent du ski et qui te racontent leur semaine.

1- La route.
Là on a la totale péage de St Arnoult, Pneu neige, temps de parcours et Hippo sur la route.

2. La météo.
Mais attention, pas la météo globale. La météo jour par jour. “Le premier jour on a eu beau temps, c’était super pour l’arrivée. Le deuxième jour, que du brouillard, mais on a bien skié. Le troisième jour c’était encore couvert, mais on a pu déjeuner sur les pistes” et cela pour les SEPT jours de ski.

3. La neige.
La partie trois est souvent induite par la #2. Parce que jeudi quand le soleil est revenu, du coup c’était un peu de la soupe, mais sinon, poudreuse extra et pas trop de verglas, pourtant on a eu des températures négatives et positives, surtout le vendredi.

4. Le temps d’attente.
Ecoute, on n’a jamais attendu aux remontées mécaniques, un vrai bonheur le ski hors-saison, mais le problème, c’est que quand tu y goutes, c’est difficile d’envisager le ski autrement.

5. La bouffe.
Parce qu’il se sont fait des sandwishs tous les jours, qu’ils les ont mangés sur les pistes; ou qu’ils se sont fait un super restau d’altitude, ou parce qu’ils ont fait une soirée raclette gé-niale, olala, heureusement qu’on ski la journée pour éliminer tout ça !

6. La santé.
Car Michel a fait une belle chute mais on a eu plus de peur que de mal, en revanche Josianne a toujours mal au genou et ça n’a rien arrangé…

Oui, les gens qui reviennent du ski racontent grosso modo les mêmes choses qu’un retraité gâteux.

Et c’est tout autant passionnant.

NB: Je ne m’exclue pas de cette catégorie, mais en tant que fan du journal de Jean Pierre Pernaut, j’assume pleinement mon coté petite vieille.